Autorisation

 
  •  Quattro persone di Kiev hanno picchiato uno straniero 
  •  Schengen biometrico: aggiotaggio tra gli ucraini 

La Russie dans la tourmente économique

La Russie dans la tourmente économiqueEn dépit de la génétique soviétique, on naccusera pas les dirigeants russes de pratiquer la langue de bois. Pour une fois, ils disent les choses comme elles sont : léconomie russe est en piètre état. En ces temps de déprime assez générale, ce nest une bonne nouvelle pour personne. Que faire, comme disait Lénine ?

Le Forum Gaïdar, la version moscovite de Davos, a entendu, du 13 au 15 janvier, les principaux dirigeants de léconomie russe dresser sensiblement le même constat. La situation est mauvaise pour des raisons structurelles. Le pays vit de la rente pétrolière, il est en retard dans les investissements de lavenir ceux de laprès-pétrole. Il nattire pas assez de capitaux étrangers, que labsence dEtat de droit est plutôt de nature à décourager.

Léconomie senfonce aussi pour des raisons conjoncturelles. La première et la plus importante est le tassement continu du prix du baril. Le Kremlin a préparé un budget 2016 sur la base dun baril à 50 dollars. Il séchange autour de 30 dollars Exportation numéro un du pays, les hydrocarbures représentent la moitié des recettes de lEtat. Le retour de lIran sur ce marché ne va pas arranger les affaires du Kremlin. La deuxième raison, même si elle pèse moins, est limpact des sanctions prises par les Etats-Unis et lUnion européenne dans laffaire ukrainienne. Enfin, le coût des opérations militaires extérieures va finir par se faire sentir.

Lensemble explique que la Russie 146 millions dhabitants pourrait connaître une deuxième année de récession une contraction du produit intérieur brut de 2 % après les 3,5 % de 2015. Linflation flirte avec les 15 %, le rouble a dévissé (perdant au moins 40 % de sa valeur en deux ans). Au début de lannée, 39 % des Russes avouaient ne pas avoir les moyens de sacheter en même temps suffisamment de vêtements et de nourriture. Lendettement des régions est considérable.
Employés, ouvriers, retraités, classe moyenne : tout le monde souffre. Cest une évolution dautant plus brutale que les grands indicateurs sociaux santé publique, mortalité infantile, durée de vie, etc. sétaient, ces quinze dernières années, considérablement améliorés avec lenvolée des cours des hydrocarbures.

Le président Vladimir Poutine reste très populaire 80 % dapprobation. Quen sera-t-il dans un an ? Entre les Occidentaux et les Russes, la conjoncture politico-économique offre aujourdhui des possibilités douverture quil faut prendre en considération.

Dans la presse allemande, M. Poutine réclame la levée des sanctions de lUnion européenne. Apparemment, il semble plutôt décidé à ne pas envenimer la situation en Ukraine (elle aussi en pleine crise économique). Les relations du Kremlin avec les Républiques autonomes du Donbass, que Moscou a installées dans lest de lUkraine, sont devenues notoirement exécrables. En Syrie, tout le monde a besoin des Russes, qui, eux-mêmes, ne veulent surtout pas se retrouver piégés dans un engagement militaire à long terme.

Bref, cet ensemble de considérations économiques et stratégiques pourrait être exploité. Certes, lUE vient de renouveler ses sanctions contre la Russie. Mais qui sait sil nest pas temps de faire valoir auprès du Kremlin une levée rapide de ce mini-embargo ? M. Poutine en a grand besoin, sur le plan intérieur. A lui de faire des pas dans la bonne direction, sur la scène extérieure. Léconomie russe ne pourra quen profiter.
Laissez un commentaire
Video du jour
Nouvelles
  • Dernier
  • Lire
  • Commentes
Calendrier contenu
«    December 2016    »
MonTueWedThuFriSatSun
 1234
567891011
12131415161718
19202122232425
262728293031